Les marchés des biocarburants nationaux et internationaux ont connu une croissance régulière ces dernières années. La demande de légumes et de fruits biologiques cultivés localement ne cesse également d'augmenter. Cette demande croissante crée un besoin de producteurs bio ou de cultivateurs souhaitant passer d'une culture conventionnelle à une culture biologique. De plus, dans le cadre du Green Deal, l'Europe exige que d'ici 2030, 25 % de toutes les terres agricoles soient converties à l'agriculture biologique.
Et c'est justement lors de cette transition que le bât blesse. Actuellement, il existe trop peu de solutions pour soutenir un producteur qui souhaite effectuer cette conversion vers le bio. En fonction de la culture, la période de transition dure de 2 à 3 ans. Pendant cette période, le producteur ne peut pas vendre ses produits sous l’étiquette biologique, alors qu'ils doivent être cultivés selon la réglementation plus stricte du bio. Le coût de production plus élevé, combiné à la baisse souvent importante du prix de vente pour les produits en conversion, fait que cela représente un investissement lourd pour le producteur.
Tout le processus de transition implique également d'autres investissements. Le producteur doit acquérir et développer beaucoup de connaissances pour maîtriser de nouvelles cultures et méthodes de cu lture. De plus, il peut être nécessaire d’acheter du matériel technique adapté à ces nouvelles méthodes de production.
De plus, la notion de « produit en transition » reste relativement peu connue hors du secteur. Les consommateurs ne savent pas ce que cela signifie ni comment le positionner entre les légumes et fruits cultivés de manière conventionnelle et biologique. Même pour les détaillants souhaitant soutenir les produits en transition, il est très difficile de positionner ces produits dans la section légumes et fruits et de communiquer à leur sujet auprès des consommateurs.